En se tournant vers l’investissement immobilier, on se confronte à une diversité de choix qui conditionnent la réussite de ces investissements. Le choix de la constitution d’une SCI est perçu comme la formule la plus avantageuse pour investissement réussi. Bien que cette formule soit généralement adoptée, elle nécessite la maitrise de quelques subtilités propres à elle pour conduire les investisseurs à atteindre leurs objectifs. Voyons ensemble les points essentiels qui mènent à la réussite l’investissement immobilier en SCI.

La constitution de la SCI

Il faut être au minimum deux actionnaires pour constituer une SCI. Ces derniers peuvent être des personnes morales ou des personnes physiques. Tout comme les autres types de sociétés, la SCI a une durée de vie qui ne peut excéder 99 ans. Les SCI ayant un domaine d’activité bien défini, une entreprise de ce type ne peut se retrouver dans des activités à caractères commerciales comme l’achat-vente. Ses actions et activités ne sont tournées que vers la location et la gestion des biens non meublés. Les SCI présentent l’avantage d’avoir une certaine souplesse en matière de statuts. Sous seing privé ou avec un professionnel, il est possible de monter la société très rapidement.

La typologie des SCI

Les SCI sont diverses et variées, elles peuvent prendre plusieurs formes selon les activités pratiquées. Il y a les formes classiques des SCI qui sont consacrées à l’achat des biens immobiliers pour la location. Les SCI de construction et de vente sont pour leur part tournées vers la promotion immobilière. Les SCI d’attribution construisent les immeubles et procèdent à leurs attributions aux différents associés. La connaissance de cette typologie permettra aux investisseurs de savoir dans quels domaine ou vers quelles activités s’orienter.

Les avantages de la SCI

La constitution d’une SCI présente une grande pluralité d’avantages dont l’intégration est vitale pour le succès de cette dernière.

  • Sur le plan fiscal

Une SCI offre la possibilité pour la société de procéder à la déduction des intérêts d’emprunt et des travaux réalisés. La répercussion des cas de déficit sur les revenus fiscaux des différents associés est également un atout. Cette répercussion peut aller jusqu’à 10 700 euros l’année par associé. On note également l’exonération d’impôt de la revente des parts quand elles ont été détenues pendant plus de quinze ans, et ce, sans influence de la date de l’entrée des biens au sein du patrimoine de la société.

  • Sur le plan de la gestion

La gestion de la SCI peut se faire de manière indépendante des transmissions des parts. Ces dernières n’ont donc pas d’influence directe sur la gestion de la SCI. En effet, les dispositions légales prévoient que le gestionnaire ne peut détenir qu’un pourcentage assez faible du capital. Cet état de choses permet au gestionnaire d’avoir une grande liberté de gestion, même quand les associés ne trouvent pas de points d’accord.

Les inconvénients à prendre en compte

Ce sont des éléments sur lesquels il faut conserver une attention soutenue.

L’investissement dans une SCI ne constitue pas une protection sur le patrimoine des différents associés. Leur responsabilité est engagée de façon indéfinie sur les dettes de la société, et ce, en fonction des apports. Ces cas sont rares et sont souvent le résultat d’une mauvaise gestion.

Le recours à un avocat pour la création de la SCI peut se révéler être très onéreux pour les associés. La prise en compte des éléments ici présentés permettra de réussir l’aventure.